Adhérer

Vous souhaitez faire une demande d'adhésion au club de Chartres, affilié à BPW France ?
Pour être recontactée par une responsable du club et obtenir davantage d'informations sur les modalités d'adhésion, veuillez dûment renseigner le formulaire suivant :
Tous les champs marqués d'une étoile * sont obligatoires.


 

Vous pouvez également contacter BPW Chartres par courrier, téléphone, télécopie ou e-mail :

BPW Chartres - 28bis boulevard Chasles - 28000 Chartres
Téléphone : - Télécopie :
Adresse e-mail : chartres@bpw.fr

Témoignage - Pourquoi Adhérer à BPW

POURQUOI rejoindre BPW

TEMOIGNAGE de Catherine membre BPW depuis 2014

Ma présentation est un témoignage sur la discrimination des femmes dans le travail et explique de ce fait ma participation au sein de BPW.

Chez BPW nous avons l’EQUAL PAY DAY en ce qui me concerne on pourrait aussi créer l’EQUAL WORK DAY. En effet combien de jours, de mois, d’année faut-il à une femme pour obtenir le même poste qu’un homme à compétence égal ? J’ai travaillé pendant une année complète pour obtenir le poste promis à mon entretien d’embauche dans un important GROUPE D’ASSURANCE, tout simplement parce j’étais une femme.

A l’époque dans le domaine de l’informatique les CDI se signaient au sein même des Ecoles et  une société d’ASSURANCE a demandé à embaucher les 3 premières personnes les plus diplômées de la promotion, avec une licence à  la Sorbonne en Langues Etrangères Appliquées je me suis retrouvée à être dans le tiercé de tête.

 

Dès mon premier jour de travail j’ai été convoquée à la Direction informatique, et  informée de leur déception qu’une femme ait  été recrutée au sein de leur service ! à aucun moment n’était venu à leur esprit qu’une femme puisse faire partie des  « 3 premiers ». Le directeur m’a déclaré qu’il s’était fait avoir.

Je n’ai pas été intégré  dans le nouveau projet proposé à mon embauche mais j’ai été mise au placard avant même d’avoir commencé à travailler. Mes collègues masculins eux ont été mis sur le projet et ils ont obtenus les primes promises, pas moi.  Pendant 1 an j’ai vécu une situation frustrante et humiliante. Ma licence m’avait donné le statut de Cadre, je déjeunais avec les cadres  inviter aux soirées des cadres mais je travaillais dans le service des non cadres, tout simplement parce j’étais une femme. Un an passe et un responsable un peu moins macho me sauve de cette situation. J’intègre enfin le projet pour lequel j’avais signé. Deux ans plus tard je suis enceinte et remise au placard !

Bien entendu après la naissance de ma première fille je ne retourne pas chez ces machos et je change de voie en devenant commerciale en Société de Services Informatiques.

Ce métier consiste à vendre des projets informatiques avec des équipes essentiellement masculines et au mieux des compétences de chacun.  Au fur et à mesure du temps  il devient évident que ma licence et l’école d’informatique ne sont pas suffisants  pour évoluer au sein de ce métier. Je prépare l’examen d’entrée à l’ESSEC-ISSEC et j’y rentre par la petite porte repêchée grâce à mon niveau de langues.  Je sors major de ma promotion et  prends la responsabilité d’une filiale. je travaille en partenariat avec presque toutes les directions informatiques bancaires, les GIE et les sociétés de bourse.  Par coïncidence, puis par jeu et enfin par vengeance je débauche 17 informaticiens de  cette société d’assurance  sur une équipe de 40. Il faut se méfier de l’eau qui dort !! Aujourd’hui j’en souris encore.

En SSII les ressources humaines sont essentiellement masculines mais l’équipe commerciale est féminine, les hommes dépendent de notre travail nous n’échappons pas à quelques réflexions mais dans l’ensemble cela se passe bien. Des années passionnantes, une vie non pas à 100 mais à 1000 à l’heure….

Mais mon condition de femme me rattrape, 4 fausses couches puis 1 grossesse extra utérine, arrivée à Béclère en urgence, le temps m’est compté, le chirurgien me dit de m’accrocher.  5 heures en opération, à mon réveil  l’équipe du Professeur FRYDMAN me sermonne. Arrêt total et peut être bébé ou pas de bébé. Ma décision est prise. Océane nait.

A la recherche d’une nouvelle maison, 2 agences immobilières de Rambouillet me proposent de m’embaucher en CDI. J’en suis étonnée, aucune idée sur ce métier pas d’émission télévisée à la mode pour présenter faussement ce métier. L’unique motivation à cette époque est de ne pas trop m’éloigner de cet enfant si désiré et j’accepte ce nouveau métier, nouveau challenge, négociatrice dans l’immobilier.

3 années passent.  Une collègue de nationalité étrangère me demande de l’accompagner à la Préfecture de Chartres dans le but de connaitre les démarches à réaliser pour créer sa propre agence. Au vue de la non équivalence de sa formation elle ne peut malheureusement pas ouvrir son agence. Par contre moi je me rends compte qu’à ce rendez-vous je peux le faire ! et je créée mon agence.

L’immobilier est une bulle à part et je n’ai pas rencontré dans cette profession d’inégalité entre hommes et femmes.

Alors  pourquoi BPW aujourd’hui?

Pour mes filles, pour nos filles, pour que les avantages acquis par nos aînées demeurent

et pour participer à l’évolution des mentalités et faire régresser encore l’inégalité.

Le weekend dernier ma grande fille administrateur judiciaire me dévoilait sa souffrance quant au machisme généralisé qui existe à tous les niveaux de l’échelle judicaire. La place de la femme dans le droit c’est peut être une idée d’un débat.

Que puis-je faire, que puis-je apporter à BPW ? moi qui au présent est si peu de temps.

Faire connaître BPW et Participer   car par ma présence au sein de BPW je dis  NON à la discrimination, NON à l’injustice ET enfin NON  au Machisme.